Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 22:06
Bonjour à tous !

Depuis que je suis enfant, les images de la télévision me passionnent. Il y a de la couleur, du mouvement, du son : tout y est pour me captiver, me tenir à l'écoute. Mes premiers "films" ont été présentés par l'émission du temps des fêtes (que j'attendais avec beaucoup d'impatience à chaque année !) "Ciné-Cadeau".

Ciné-Cadeau m'a fait rêver... Je me souviens encore de "Tistou les pouces verts" que j'écoutais avec ravissement en compagnie de mon frère. Et toutes les aventures d'Astérix me mettaient de la joie dans le coeur, ma préférée étant celle avec Cléopâtre. J'attendais sa célèbre réplique :"Je vais vous montrer comment meurt une reine, par Osiris..." Ma soeur et moi la déclamons avec beaucoup de grandeur !

En vieillissant, j'ai découvert les pays à travers leurs spectacles visuels. Je me souviens de mes premières expériences avec la France. J'ai commencé mon exploration de ce pays tout doucement, par l'humour. "Le dîner de cons" et "Les Visiteurs" m'ont été conseillés. Je m'y suis risqué et j'ai tellement apprécié que mes préjugés sont tombés, sans même que je ne m'en aperçoive, je me suis créé une dépendance à leur type d'humour. Un peu plus récent, "Prête-moi ta main", mettant en vedette Charlotte Gainsbourg et Alain Chabat en est aussi un excellent exemple .

En 2001, une merveille française a vu le jour :"Le fabuleux destin d'Amélie Poulin". J'ai découvert Audrey Tautou. Depuis, elle ne cesse de m'impressionner. Je l'ai vue dans "Ensemble c'est tout" la mettant en vedette avec Guillaume Canet, où elle nous fait vivre une histoire de destins croisés et dans "Hors de prix" (avec Gad Elmaleh) qui est une comédie de séduction. Tout dernièrement, son interprétation de Coco Chanel m'a bouleversée : je voyais Gabriel Chanel et non l'actrice. Je ne sais pas si le film est bon mais le jeu de l'actrice l'est, lui, assurément.

Je ne suis pas d'accord avec les gens qui affirment que le Québec ne produit pas de bons films. En tout cas, si on ne fabrique pas de bons films, on a "toute qu'un sens de l'humour" ! Il faut voir "Bon Cop, Bad Cop" ou encore "De père en flic" pour bien saisir ce que je veux dire. Personnellement, ces deux films m'ont fait hurler de rire (littéralement !). Et pour ceux qui ont plus de 25 ans, "J'en suis !", que j'ai apprivoisé il y a longtemps, est une peinture humoristique de la vie des homosexuels mettant à l'écran le sublime Roy Dupuis.

De façon plus sérieuse, j'aimerais introduire nos films "à message". Luc Picard a créé un chef d'oeuvre cinématographique avec "L'Audition". Sorti en 2004, cette tragicomédie urbaine nous fait rire, pleurer, réfléchir. C'est un film riche, intéressant. Luc Picard est le réalisateur et l'acteur principal de ce film : un québécois aux multiples talents ! Il est secondé par Suzanne Clément, ce qui me mène à parler de "C'est pas moi, je le jure !" Dans ce film, Suzanne Clément est mère d'un petit garçon qui manigance, manipule, fait tourner les autres en bourriques. On rit tout haut comme si c'était un film "juste comique" mais à la sortie de la salle, il reste dans le coeur et la tête, il répond à des questions mais en fabrique toute une série. C'est un film que je ne saurais décrire avec beaucoup de précision parce que son empreinte sur mes neurones et mes sentiments est nébuleuse . Je sais que je l'ai aimé et que je le regarderais encore avec de l'intérêt mais je n'arrive pas à le classer.

Chaque année apporte son lots de surprises visuels. C'est magique dans ma tête ! Les films créent des endorphines dans ma cervelle autant par les images que par les sons, les impressions, les sensations, les questionnements, les réponses... Le septième art me fait voyager, me fait divaguer, m'épate aussi devant le talent des acteurs. Et quand la musique colle à la perfection au défilé visuel, alors la situation est idéale !
Par Mimine - Publié dans : les films
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 21:39

La première fois que je suis entrée au cégep, c'était pour être comptable. Après un an et demi de cours, je me suis aperçue que ma personnalité ne cadrait pas dans le décor. J'ai arrêté l'école pendant une session durant laquelle j'ai étudié l'espagnol, l'anglais et un peu d'italien en autodidacte. Je m'installais à la bibliothèque du cégep, ramassais tous les dictionnaires et les grammaires nécessaires et je crayonnais pendant des heures. J'aimais comparer le français aux autres langues. À la suite de cela, puisque je semblais aimer les langues, j'ai décidé d'être hôtesse de l'air.
La session suivante, je me suis inscrite en Arts & Lettres, profil langue, où je me suis appliquée à apprendre l'allemand... et les mathématiques. Parce que comme j'avais commencé des études dans les années antérieures, j'avais déjà complété certain cours de base, ce qui me faisait un horaire trop allégé pour mon type de cerveau. J'avais donc exigé (oui, oui, exigé sous peine de lâcher l'école : quelle naïveté !) des cours de mathématiques. De fil en aiguille, j'ai complété tous les cours de mathématiques disponibles ainsi que des cours de physique et de biologie. Ces préalables m'ont permis d'entrer à l'Université de Montréal en mathématiques, ayant entre temps décidé qu'être hôtesse de l'air ne comblerait pas tous mes désirs.
Désillusion totale à Montréal. L'école est trop grande, les étudiants sont trop snobs. Combiné à quelques états émotifs particuliers, cette école ne m'a pas convenue. "Vire de bord sur un 10 cents". J'ai donc entrepris un DEP en décoration intérieure et étalage. J'obtiens mon diplôme et entre sur le marché du travail. Tout va bien, j'ai plein de belles idées jusqu'à ce que je découvre le stress de la performance, le milieu particulier qu'est un monde de femmes (désolée les filles !) et la surcharge de travail. Burn-out oblige, j'ai "été faire dodo" à la maison pendant quelques mois. Ensuite, avec l'aide d'un orienteur du Carrefour Emploi Jeunesse de Rimouski, je me suis recentrée sur mes besoins, ma personnalité, mes visions du monde, ce qui me touche...Nous avons exploré les grands moments de ma vie, déterminé ce qui me faisait plaisir à ces moments et pourquoi  et il en est sorti qu'aider les autres faisait partie de mes grandes valeurs et que les mathématiques (même si à l'époque je les considérais comme un échec) avait toujours fait partie des choses que j'aimais vraiment beaucoup. Avec un bac en mathématiques, qu'est-ce qu'on peut faire ? J'ai eu beau fouiller, je n'ai trouvé que deux principales possibilités : bifurquer vers l'enseignement ou faire une maîtrise pour éventuellement faire de la recherche et enseigner en math. Faire de la recherche, ce n'est pas moi : le côté humain m'est trop important. Alors il me restait l'enseignement !

La maturité vient dans les expériences, les épreuves, à travers l'âge. J'ai de moins en moins peur de la vie et me connais de mieux en mieux.

J'ai envie d'être en relation avec des jeunes, de leur transmettre des valeurs, des idées, d'enlever des préjugés, de les aider à avoir moins peur, à être plus confiants (Gros défi !). Tout cela à travers une matière qui me passionne toujours autant : les mathématiques.

Par Mimine - Publié dans : l'enseignement
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